La chronique mensuelle – Tami Hopf

La chronique mensuelle – Tami Hopf

Etoile montante du tatouage et de l’illustration, Tami Hopf est une artiste à garder dans le viseur. En plus d’être douée, cette jeune femme blonde aux yeux verts pétillants est tout ce qu’il y a de plus chaleureux. Elle vient enfin de réaliser son rêve en ouvrant son espace de travail dans la vieille ville de Vevey, où elle nous accueille.

Yohan et Tami se connaissent depuis longtemps car ils ont travaillé ensemble dans une agence de communication. On sent l’excitation monter en installant le matériel de la vidéo, nous sommes tous ravi de pouvoir collaborer ensemble.

Approche et viens observer de plus près les illustrations poétiques aux contours délicats de Tami Hopf !

 


Son style

Originaire du Brésil, Tami a déposé ses valises en Suisse en 2015. Elle exerce depuis longtemps dans le milieu de l’illustration en freelance, après avoir obtenu des diplômes en communication, en marketing et en graphisme. Il ressort de son travail des couleurs vives, beaucoup de détails fascinants, et une énergie positive.

Son arrivée en terrain helvétique va provoquer un changement bouleversant. Ne parlant pas le français, n’ayant aucune connaissance sur place et étant sans travail, Tami s’est retrouvée face à elle-même et s’est questionnée : « Cette feuille blanche m’a donné l’opportunité de trouver le style et le trait qui me correspondaient vraiment. J’avais envie de revenir au basique du dessin, de sortir de cette routine devant l’ordi avec des recherches de couleurs, de composer… Je voulais avoir une feuille, un stylo et être satisfaite de mon travail. Là, j’ai commencé à faire du noir et blanc, du dot, c’était une surprise. Je me suis découverte en essayant du simple ».

A mes yeux, le style de Tami s’apparenterait à celui du rêve où s’entremêlent différents motifs tels que des femmes, des nuages, des oiseaux, des fleurs, des visages aux différentes dimensions, ou encore des mains décorées. Les traits sont fins, accompagnés de pointillés et parfois de feuilles d’or.

 

Rêve de printemps © Tami Hopf

3 Little Birds © Tami Hopf

Helena © Tami Hopf

 

Ses inspirations

Les références de Tami en matière d’art se centrent sur des personnalités dont le style a provoqué un grand changement à leur époque, à l’instar de Magritte, qu’elle admire et décrit comme son héros. Frida Kahlo l’émerveille aussi tout particulièrement. Ces deux références ne nous étonnent pas vraiment, puisque deux livres à leur effigie sont mis en avant dans sa bibliothèque. Elle explique : « Ils me donnent envie de poursuivre cette recherche de nouveaux éléments et techniques. Il y a des artistes contemporains qui m’inspirent, mais mes vraies sources d’inspiration sont les anciens ». En matière de cinéma, le film l’ayant le plus marqué est L’écume des jours de Michel Gondry. « C’est mythique et surréaliste, avec un univers fantastique que j’adore » déclare-t-elle.

 

 

L’inspiration ne se cantonne pas uniquement aux artistes, mais au cadre qui l’entoure. Tami a eu la chance de pouvoir ouvrir son studio dans un lieu spacieux, blanc et boisé. Situé à deux pas du bar Le Bout du Monde à Vevey, il est décoré de meubles design et de plantes touffues. Voici donc l’antre de Tami, un endroit lumineux, soigné et favorable à son imagination.

Comme elle le dit, ce n’est pas elle qui a choisi Vevey, mais Vevey qui l’a choisie. La jeune femme nous raconte : « Il y a une âme dans cette ville qui est difficile à décrire, un feeling très positif et qui me touche beaucoup. J’habite ici, le lac est pour moi une source d’énergie juste incroyable. C’est une ville avec beaucoup de charme et d’offres culturelles, il y a énormément de choses à faire. Ça m’impressionne et m’intrigue, je veux développer quelque chose ici ».

 

 

 

Le monde du tatouage

Se former dans le tatouage n’est pas chose facile, mais Tami a persévéré et obtenu gain de cause. Elle a su depuis deux ans se faire une clientèle provenant de Suisse et de l’étranger, allant même jusqu’aux Etats-Unis ! On se l’arrache, mais Tami ne souhaite pas remplir son agenda professionnel de tatouages uniquement. Elle préfère jongler entre son travail de graphiste, d’illustratrice et de tatoueuse afin d’avoir toujours du plaisir à exercer avec l’aiguille et à garder en qualité. Elle aimerait un jour tatouer un dos en entier avec l’une de ses illustrations.

Tami n’a jamais vraiment rêvé d’être tatoueuse, mais ses dessins s’y prêtaient particulièrement bien. Après plusieurs demandes insistantes, elle a finalement fait le pas et s’est trouvée un mentor à Berlin pour lui inculquer les bases. Après avoir gagné en confiance et en expérience, elle s’est lancée seule.

 

 

Quand on lui demande quel conseil elle donnerait à une personne souhaitant se lancer dans le milieu, elle hésite, puis conclut qu’il faut être très autonome, ne jamais négliger les conditions d’hygiène, et avoir une personne de référence pour enseigner les bases. « Ce n’est pas simple », insiste-t-elle.

Les tatouages que nous portons racontent une histoire. Celui qui a le plus de valeur aux yeux de notre invitée est la phrase sur sa cheville, en référence à son grand-père poète et écrivain. Il lui a dédié un poème qu’elle a choisi de porter sur sa peau. « C’est vraiment un bon souvenir d’une personne qui était très importante pour moi » déclare-t-elle.

 

 

 

Ses multiples projets

Parce qu’elle ne s’arrête jamais, Tami bouillonne d’idées et d’envies. Parallèlement au graphisme et au tatouage, l’artiste a eu plusieurs fois le loisir de réaliser ses illustrations sur de grandes fresques à Genève, Montreux, et même Lisbonne. Un oeuvre comme celle réalisée au Portugal lui demande trois jours de travail. Un immense investissement personnel, mais qui en vaut largement la chandelle. C’est notamment grâce à ses fresques que Tami a reçu de nombreuses demandes de tatouages. Son rêve est d’en réaliser une gigantesque dans ses deux villes de cœur : São Paulo et Vevey.

A côté de la réalisation de fresques, elle participe à des live painting comme pour l’organisation Tedx Lausanne Women, ou encore les festivals Urban Project Vevey et Pictobello. Elle expose régulièrement ses illustrations.

Elle nous souffle d’ailleurs qu’elle aura l’honneur de participer en février à une exposition au Crochetan à Monthey sur le thème de Frida Khalo (tiens tiens !).  Tami sera rejointe par deux autres artistes pour rendre honneur à la célèbre peintre mexicaine. Evénement à ne pas manquer !

La talentueuse Tami  a su vite se créer des contacts en partant de rien. On reste fasciné par ses créations et son aisance une fois un stylo dans ses mains de fée. Si tu cherches une tatoueuse aux idées illimitées, viens la trouver à Vevey, elle t’accueillera avec sa bonne humeur contagieuse.

 

 

– Carla

Tu peux la retrouver sur Instagram et Facebook
Leur site web : https://www.hopfstudio.com/

 


 


Précédent Les cafés s’exposent #3 – L’Atelier Suivant : Nos coins culturels #3

1 Commentaire

Laissez un commentaire !
  • thiago coqueiro coks
    thiago coqueiro coks 6 novembre 2017 at 22 h 37 min

    parabens pelo belo texto e reportagem, video incrivel, e maior orgulho de ter estudo com essa mulher! Ja tinha muita admiração por ela nos tempos de escola e agora mais ainda! não vejo a hora de pintar um dia com ela! Vai que vai Tami!!!!!!

Laissez un commentaire !