Les cafés s’exposent #3 – L’Atelier

Les cafés s’exposent #3 – L’Atelier

Les cafés s’exposent, ça continue ! Aujourd’hui je t’emmène chez Cybèle et Laure à L’Atelier. Un café-galerie où l’art prend vie et la bonne humeur s’installe. Ces deux amies d’enfance mettent à disposition leurs murs au choix d’artistes qui s’approprient les lieux au coeur de Lausanne durant trois mois. Une belle occasion pour découvrir de nouveaux talents ! Rencontre et impressions, un article écrit par Mélanie.

L’A-T-E-L-I-E-R

Niché tout près de la station Chaudron dans la cité lausannoise, ce café à l’accueil chaleureux se caractérise par sa simplicité, son attitude jeune et son équipe au taquet, bien agréable. En effet, j’ai découvert L’Atelier grâce aux réseaux sociaux, notamment grâce à la parution de l’événement/vernissage de l’illustrateur Mevin Kartin. J’ai tout de suite su que c’était un café à promouvoir. La semaine dernière, j’ai été accueillie par Laure et Cybèle dans une ambiance détendue et sympathique, typiquement lausannoise. Tout en découvrant l’exposition du poête/plasticien Flynn Maria Bergmann, je sirotais la fameuse citronnade de la maison. L’Atelier, un endroit idéal pour un expresso au petit matin ou une binch le vendredi soir entre potes.

 

L’Atelier – Café galerie

G: Cybèle Abdel – D: Laure Gasser

« Un café bon enfant »

Café aux multiples facettes, quelle serait votre définition de L’Atelier ?

C.A — L’Atelier c’est café-bar galerie. L’un ne vit pas sans l’autre. C’est un café bon enfant et familial où les gens sont autonomes et s’autogèrent comme ils veulent. On tient à garder une ambiance détendue, une complicité et la bonne humeur. Franchement, on n’a pas à se plaindre !

Comment L’Atelier est-il né ? Racontez-nous…

L.G — C’est une longue histoire dont on ne connaissait pas l’issue au départ.
C.A — À la base c’était un endroit où l’on se retrouvait avec nos amis pour créer, discuter et boire des verres. L’agencement n’était pas du tout le même, on a dû refaire une bonne partie car la tapisserie… C’était limite ! (Rires). On a vraiment recréé un lieu à nous, avec ce qu’on aime et qui nous ressemble. Avec Laure, nous partagions les mêmes envies et de là est partie l’idée d’ouvrir un café, de vendre des bières et puis ça a pris pas mal d’ampleur… On voulait y intégrer une galerie, tout s’est fait un peu sans prévisions, ça s’est fait naturellement. Aujourd’hui on voit un peu les fruits de notre travail !

L’association d’une galerie à un café, pourquoi ?

C.A — Avec Laure, nous sommes toutes les deux attirées par le monde artistique, c’est notre passion commune donc pourquoi pas la mettre à profit de tous. Et puis, dans notre perception affective du lieu, L’Atelier c’est plus une galerie qu’un café. On essaie de mettre en avant cet aspect un maximum ! Enfin pour la plupart des visiteurs, c’est surtout le côté café qui ressort, notre gagne-pain (rires). Au final, chacun s’y retrouve.

Qu’est-ce que vous aimeriez que les gens retiennent en venant chez vous ?

L.G — Nous cherchons surtout à taper dans l’œil des personnes qui n’ont pas l’habitude d’entrer dans des galeries de peur d’être mal à l’aise. Ce qui nous fait plaisir c’est de voir à quel point les gens sont curieux, lorsqu’ils dérivent leur regard sur les œuvres exposées tout en buvant leur café. Tout d’un coup, la clientèle peut ressentir de l’émotion et elle peut avoir un coup de cœur pour une œuvre ou un artiste. Notre but est de rendre l’art accessible. Le lieu est aussi conçu pour que les créations soient proches des tables et donc que le visiteur n’ait pas besoin de visiter mais qu’il puisse juste contempler d’un coup d’œil.

L’extérieur du café, ambiance décontractée.

Aperçu du jardin estival de L’Atelier

« On ne se limite pas quand il s’agit d’art »

Comment sélectionnez-vous les artistes pour vos expositions ? Le critère « art local » est-il important pour vous ?

L.G — En général, nous fonctionnons au coup de cœur et au gré de ce que nous découvrons via les réseaux sociaux, les expositions etc. Au départ on a voulu maximiser l’art local, promouvoir des artistes de notre région mais je crois qu’au fil du temps notre volonté s’est dirigée vers la mise en avant de nouveaux talents, peu connus. Nous avons déjà présenté beaucoup de créateurs lausannois, un petit peu ceux de Fribourg et bientôt ceux Genève avec l’exposition de l’illustratrice et tatoueuse Ginevra Mandelli. Ce que nous cherchons surtout c’est la diversité que ça soit en Suisse romande ou ailleurs.

C.A — Pas mal d’artistes viennent et nous transmettent leurs portfolios mais dans tous les cas, il faut que ça nous plaise aux deux. C’est plutôt nous qui allons les débaucher. S’il y a un chouette créateur, méconnu ou presque dans notre région et qui nous plait, on sera enchantées de le promouvoir dans notre café !

Organisez-vous des rencontres entre artistes et visiteurs ? Des événements ?

C.A — Oui, on organise pour chaque exposition, un vernissage au café. Après, tout dépend de l’artiste et de ce qu’il a à proposer. C’est lui qui s’impose et le but c’est qu’il se fasse plaisir aussi ! Chaque exposition dure trois mois. L’invité est libre de proposer des nouveaux événements durant sa période comme l’a fait l’illustratrice Vamille cet été par exemple. Elle avait demandé à faire une séance dédicaces et un petit atelier coloriages. Ce n’est pas une volonté ou pas de notre part, nous sommes ouvertes par rapport à ça ! L.G — Il y a quand même beaucoup de créateurs qui, au-delà de leur présence au vernissage, viennent régulièrement. Ça réveille la curiosité de nos clients et c’est ce qu’on apprécie aussi.

Flynn Maria Bergmann

Veste par Flynn

Petite vente d’éditions en lien avec les créateurs

« On posait, ça partait, on posait, ça partait… »

Vous aviez au départ instaurer la notion de brocante au café mais vous y avez renoncer, pour quelle raison ?

C.A — En réalité, c’est un mal pour un bien. On nous a demandé d’arrêter parce que ça faisait concurrence déloyale aux brocanteurs de la ville mais avec le recul, c’est la meilleure chose qu’il nous soit arrivé ! Dénicher les meubles dans les vide greniers, aller les chercher, les vendre et recommencer… C’était vraiment un monstre boulot même si ça avait beaucoup de succès auprès de notre clientèle. Maintenant, on aime plus le faire pour chez nous ! (Rires) L.G — On aimait bien l’idée mais il aurait fallu un stock, que le client puisse repartir avec sa chaise et qu’on puisse directement la remplacer… Ça demande aussi beaucoup de temps pour trouver le bon mobilier etc. C’est quand même une grande organisation !

L’Atelier vient de fêter ses 3 ans. Parlez-nous de votre challenge pour 2018 ? Une nouvelle Full Bloom à l’horizon ?

L.G — En ce moment, nous sommes entrain de finaliser une offre de petite restauration pour la fin de l’année. Notre carte subit déjà quelques modifications, on aimerait se concentrer sur ce qu’on a vraiment envie de proposer en fonction aussi de ce que les gens demandent. C.A — L’idée ça serait d’agrandir l’offre ! En ce qui concerne la « Full Bloom », c’est vrai qu’on n’a même pas pensé à nommer l’événement de nos 3 ans comme ça vu que c’était en même temps que le vernissage de Flynn mais c’était top. Ce sont des journées assez intenses mais très détendues, avec une ambiance particulière, beaucoup de monde et d’échanges. D’ailleurs, si tu nous lis lecteur, tu es déjà cordialement invité à la prochaine Full Bloom ! On en programme toujours une plus ou moins à la même date en septembre.

Enfin, si vous pouviez nous citer vos deux boissons coup de cœur du café ?

C.A — Alors en matière de boissons, je dirai que notre citronnade maison a beaucoup de succès en été. C’est même notre « high light ». En hiver, on propose le « glögg », un vin chaud suédois aussi à ne pas manquer ! Bien épicé comme on les aime et qui change du vin chaud traditionnel.

Bar et bonne humeur

Préparation de la fameuse citronnade maison

 

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L’A-T-E-L-I-E-R

Avenue de France 39

1004 Lausanne

http://www.l-a-t-e-l-i-e-r.ch


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