Swinging London

Swinging London

S’il y a une période dans l’histoire qui me fascine, c’est l’Angleterre de la fin des années 60, début des années 70. J’ai l’impression qu’il y a eu une sorte de pic de créativité et de curiosité à ce moment-là, que plein d’artistes sont allés très loin dans l’expérimentation. Surtout dans la musique : j’adore les morceaux anglais de cette époque tant ils sont complètement fous. Et je ne parle pas uniquement des Beatles ou des Rolling Stones. Ici, je vais te faire découvrir 6 albums méconnus que j’affectionne particulièrement. Prépare-toi à être servi.e en orgues, mellotrons, et guitares électriques !

The Moody Blues – Days of Future Passed (1967)

On commence par probablement le plus connu de la liste ! J’adore Days of Future Passed parce que c’est un album-concept : il est fait pour être écouter dans son ensemble; tous les morceaux sont liés les uns aux autres en racontant chacun une partie de la journée d’un homme. C’est d’ailleurs sur cet album qu’on trouve le célèbre Night in White Satin. L’autre particularité, c’est que les Moody Blues se sont associés avec le London Festival Orchestra, un orchestre de musique classique. Du coup, chaque morceau comporte à la fois des parties classiques et des parties très rock. Je dois avouer que je ne suis pas hyper fan des  moments joués par l’orchestre, je les trouve un peu « walt disneyen ». Mais j’adore quand même cet album ,parce qu’en plus de ce contraste osé et intéressant, il est extrêmement riche (on y trouve même des poèmes !), et ses parties rock sont géniales. Je pense en particulier au morceau Evening et à son final – Twilight Time – incroyable, avec du piano frénétique et une belle ambiance onirique.

L’album complet à écouter sur Youtube !

The Pretty Things – S.F. Sorrow (1968)

S.F. Sorrow, c’est plus qu’un album concept, c’est un opéra rock, et encore plus qu’un opéra rock, ce serait le premier opéra rock de toute l’histoire de la musique (et non pas Tommy des Who). Il raconte l’histoire de Sebastian F. Sorrow, en gros un gars banal qui travaille à l’usine, part à la guerre, perd sa copine dans l’explosion d’un dirigeable, fait un voyage psychédélique avec Baron Saturday et finit seul et malheureux. C’est un album très rock, avec des bons solos de guitares électriques, comme dans Old Man Going. Et en même temps, on y trouve une grande variété dans les instruments utilisés : il a été enregistré à Abbey Road en même temps que les Beatles et Pink Floyd enregistraient respectivement Sgt Pepper et Piper At The Gates of Dawn (<3 <3) , ce qui fait que les membres des Pretty Things ont pu se servir dans les nombreux instruments de musique de ces deux groupes mythiques. Grâce à ça et à leur créativité, on a des morceaux comme Baron Saturday ou The Journey totalement psychédéliques et innovants.

L’album complet à écouter sur Youtube ! 

Tomorrow – Tomorrow (1968)

Avec ses bandes sonores passées à l’envers, ses voix modifiées et ses changements abrupts de rythme et de mélodie, cet album est un incontournable du rock psychédélique. Les morceaux qui s’y trouvent sont juste hors du commun. J’aime beaucoup Real Life Permanent Dream et sa sitar, ainsi que Revolution pour son refrain entraînant et le fait qu’il ne ressemble à rien de ce que j’ai pu écouter jusque là. Si tu veux du perché sortant des sentiers battus du perché lui-même, Tomorrow est fait pour toi !

L’album complet à écouter sur Youtube ! 

Pussy – Pussy Plays (1969)

Tu cherches à écouter du bon rock progressif rempli d’orgues et de guitares électriques, mélangé à des expérimentations complètement folles ? Tu vas adorer Pussy Plays ! Il s’agit peut-être de l’album le plus innovant de cet article. Je pense par exemple à Comets, un morceau avec un long solo de thérémine, cet instrument génial qui produit de la musique par ondes électro-magnétiques. Mais tous les autres morceaux sont magnifiques : j’adore aussi Come Back June,  et The Open Ground, qui alterne entre des couplets parlés avec un accent british et un refrain chantant et planant.

L’album complet à écouter sur Youtube ! 

Octopus – Restless Night (1969 ou 1970)

Je galère à trouver des infos sur ce groupe et sur cet album – je ne suis même pas sûre de son année – et pourtant il doit s’agir d’un de mes albums préférés de tous les temps. Chaque musique sans exception est magnifique, de la belle ballade comme Council Plans au bon rock avec The River, en passant par un véritable bijou progressif au final vraiment badant : Tide.

 Tide à écouter sur Youtube ! 

Complex – The Way We Feel (1971)

Encore un groupe dont je ne sais absolument rien (à part qu’ils doivent bien aimer le synthétiseur). C’est dommage, parce que leur musique est beaucoup trop bien. Certains morceaux me font penser à de la bonne pop facile à écouter, comme The Way I Feel qui me met toujours de bonne humeur. Et puis, il y a If You Are My Love et We Don’t Exist, des chef-d’oeuvres musicaux avec des longs solos de synthés totalement orgasmiques.

We Don’t Exist à écouter sur Youtube ! 

 

 

Si toi aussi tu as tes albums sixties de prédilection, fais-en moi part ! Je serais ravie de les découvrir 😀

 

© photo de couverture : Vintage.uk 


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1 Commentaire

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  • Le petit Londres des Lausannois – Popupmag
    Le petit Londres des Lausannois – Popupmag 11 janvier 2018 at 19 h 28 min

    […] avais déjà parlé sur Pop Up Mag (ici) , Londres est indissociable de sa musique, et surtout selon moi de son rock psychédélique et […]

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